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Je peux entrer ? - feat. Em'
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L'Enfant Sauvage

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#Lun 5 Nov - 22:07Message
Je peux entrer ?
Je me retourne à nouveau dans mon lit, changeant par la même occasion mon oreiller de face pour que la fraîcheur de l’autre soulage ma joue. Depuis combien de temps est-ce que je fais ça ? Je jette un œil sur mon téléphone, et regrette instantanément après m’être aveuglée moi-même. J’y vois tout de même l’heure, et aucune notification. Même si à 2h30 passées en pleine semaine ce n’est pas étonnant, je suis un peu déçue. Il m’arrive parfois d’imaginer recevoir en pleine nuit un message insoupçonné qui me ferait chaud au cœur et me ferait m’endormir avec le sourire mais je rêve éveillée et le sourire comme le sommeil n’ont pas l’air de vouloir pointer le bout de leur nez.
J’en ai assez ; quitte à ne pas dormir, autant bouger un peu. Je me lève de mon lit, cligne quelques fois pour m’accoutumer aux ténèbres et m’assurer de ne rien taper sur mon chemin, enfile une chemise de nuit pour enfin sortir de ma chambre à pas de loup.

La maison des Williams est vraiment grande, et bien que nos chambres soient au même étage, j’ai un couloir qui paraît mesurer un kilomètre à traverser pour me rendre à la chambre d’Em’. J’espère qu’il est réveillé, j’ai envie d’aller faire un tour dehors mais personne pour m’accompagner. Je baisse les yeux et passe une main sur ma hanche comme pour vérifier une énième fois, bien désespérément, si je n’avais pas imaginé toute cette histoire. Je couine faiblement. C’est toujours aussi sensible, et je n’ai rien inventé ; la douleur ça n’existe pas dans les rêves. Je reste debout, immobile quelques instants avant de m’engager dans le couloir.

Aucun bruit, silence radio pendant mon périple à travers le corridor, mais au bout du chemin, un faible courant d’air frais à mes pieds et une odeur familière me confirment que je ne suis pas la seule à ne pas dormir. Je me poste juste derrière la porte de la chambre de mon cousin et attend à nouveau quelques instants, pour être certaine que mes sens ne me jouent pas de tours, avant de frapper à la porte, doucement mais tout de même assez fort pour qu’il l’entende. Je chuchote de la même manière.

« Emmerich espèce de petit salaud, j’espère que tu comptes pas finir ça tout seul ? Je peux entrer ? »

Je soupire dans le silence qui suivi, et me surpris à penser qu’une ou deux taffes me feraient le plus grand bien. Je n’aime pas trop ça, l’idée d’avoir besoin de ça pour aller bien, mais ce soir je suis pleine de spleen, et je me sens d’humeur à faire une exception.

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#Lun 5 Nov - 22:47Message

Papa. Ce mot. Cette voix inconnue. Ce souvenir le hantait. Depuis quelques temps, Emmerich n'arrivait pas à se défaire de cette pensée. Il avait un frère quelque part par ici qui réclamait de l'argent à son père. À leur père. C'était tellement étrange comme pensée. Et pourtant, lui qui avait toujours rêvé d'avoir un frangin ou une soeur n'aurait pas pu rêver mieux, non ? Mais le problème était que son père lui avait caché ça durant tout ce temps. Pourquoi ? Il se demandait même si sa mère était au courant. Était-elle la personne qui lui avait donné la vie ? Ce frère était-il le fruit d'un adultère ? D'une "erreur" passée ? Tant de questions et aucune réponse. Le blondinet n'arrivait presque plus à dormir. Il passait ses soirées à ressasser tout ça alors comme à chaque fois, il repoussa ses draps et se dirigea vers son bureau pour récupérer de quoi se préparer un joint. Il avait bien besoin d'un petit calmant pour se changer les idées. À cette heure-ci ni sa mère ni son père ne viendraient le déranger.

En plus comme il était assez éloigné de ses parents ou de sa cousine, Emmerich en profita pour allumer son portable et lancer un peu de musique. Il avait le volume au plus bas possible, n'ayant pas envie de mettre ses écouteurs. Il se dirigea ensuite vers la fenêtre et l'ouvrit pour se caler sur le bord avant d'allumer le joint, le portable à ses pieds. Il avait de l'espace et ne craignait pas de tomber. De toute façon, depuis le temps, il avait l'habitude de se poser là et d'essayer de regarder les étoiles. Mais ce soir, la nuit était bien noire, les nuages devaient les cacher.

Quelques minutes après s'être bien installé, Emmerich entendit quelques coups à sa porte. Il se tendit, surpris, mais lorsqu'il entendit la voix familière de a cousine, il se détendit rapidement. Par contre, il grimaça lorsqu'elle employa son prénom entier. Elle voulait vraiment l'embêter !

"- Si tu continues à m'appeler comme ça, je ferme la porte à clé !"

Pas question de bouger, elle était assez grande pour ouvrir la porte elle-même. Et puis même s'il faisait semblant d'être vexé, il était bien content de pouvoir avoir quelqu'un avec qui profiter de cette nuit d'insomnie. Il se sentait moins seul.

"- Problème de sommeil ?" Lança-t-il lorsque sa cousine pénétra dans sa chambre. Il était curieux de savoir ce qui la perturbait au point de l'empêcher de fermer l'oeil de la nuit. Au fond, il se demandait si c'était pas le changement de vie qui déréglait ses habitudes. Ce n'était pas évident de changer de pays et de recommencer à zéro pour un an. Il avait beau critiquer le lycée et tout ce qui avait un rapport, il se voyait mal quitter ses potes et les Serpents. Il s'était bien habitué à sa petite vie, même s'il cachait pas mal de choses à son entourage. Il n'avait pas encore dit à sa cousine qu'il était gay ou qu'il faisait partie des Serpents justement. Mais ce soir, si elle faisait attention, elle pourrait facilement apercevoir le tatouage, signe de son appartenance à ce groupe, sur son bras gauche.
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#Lun 5 Nov - 23:53Message
Je peux entrer ?
Si tu continues à m’appeler comme ça, je ferme la porte à clé !

A ses mots, j’esquisse un sourire, le premier de la soirée, et tourne la poignée. Je suis bien contente qu’il soit encore éveillé à cette heure-ci, bien que ce soit une pensée assez égoïste. S’il est debout à une heure si tardive, c’est qu’il n’arrive pas non plus à dormir, et que quelque chose le tracasse. J’espère que ce n’est pas trop grave, sinon de quelle famille donnerions nous l’image ? Entre une qui est malheureuse sans savoir pourquoi et l’autre qui s’implique dans un gang alors qu’il n’est même pas majeur, pas un pour rattraper l’autre. Bon, il ne m’a pas dit clairement pour le gang, mais vu comme il essaie de cacher le tatouage à son bras à tout prix, et ce que j’ai pu entendre depuis que je suis arrivée, il n’est pas difficile de faire le lien.

Enfin, j’ouvre la porte assez pour me faufiler à l’intérieur de sa chambre ma foi bien rangée pour une chambre d’ado de 13 ans et me glisse en finesse jusqu’à la fenêtre. Je le pousse d’un petit coup de postérieur pour me faire une place et lui prend le joint sans rien demander et tire ce qu’ils appellent chez eux une taffe de cow-boy. Après avoir pris le temps de souffler tout le gaz de mes poumons et repris un peu d’oxygène, je hausse les épaules en guise de réponse à sa question.

« On dirait bien que oui. »

Je dis ça, mais je baille dans la seconde qui suit. Moi qui pensait être assez contradictoire comme ça, à chaque fois je me surprend moi même. En m’adossant de l’autre côté de la fenêtre, je remarque que la nuit est vraiment sombre, et voir un ciel étoilé aurait peut-être pu m’apporter un peu de baume au cœur, qui sait ?

« Et toi, qu’est-ce qui t’empêche de dormir monsieur Duserpent ? »

Je lançais un regard bref à son bras découvert avant de rigoler un peu. Je crois qu’il n’avait pas prévu de parler de ça ce soir, et je ne l’y forcerai pas, mais il peut quand même se confier à moi. En un sens, ça me ferait même plaisir, il est la seule famille que j’ai ici, ça serait rassurant. Il y a aussi ma tante et mon oncle, mais je ne les vois pas tant que ça et on ne peut pas dire qu’on soit réellement proches.

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#Mar 6 Nov - 19:04Message

Sa cousine ne sembla pas insister à prononcer ce prénom qu'il détestait tant. Si certains de ses amis trouvaient ridicule de bloquer là dessus, le blond ne pouvait s'empêcher de grimacer. Sa mère l'avait choisi, rappelant ses origines allemandes, mais elle aurait pu choisir un prénom plus basique. Emmerich. Ce prénom avait quelque chose de pompeux et il était prêt à accepter que quelqu'un l'appelle "Emmy" à la place. Heureusement la majeure partie de ses potes se contentaient de dire "Em". Le vrai prénom était souvent trop long pour que les gens s'embêtent avec. Une chance pour le lycéen !

Laissant la jeune fille lui piquer le joint, Emmerich récupéra son portable pour changer de musique. Celle qui venait de se lancer l'agaçait au plus haut point maintenant. Il l'avait trop écouté pour accepter de l'entendre une fois de plus. Il se lassait plus vite avec certaines musiques que d'autres. Mais il les gardait, espérant pouvoir les réécouter un jour.

"- Hm ?", Fit-il légèrement surpris par le surnom qu'elle venait d'employer. Duserpent ? Il tilta pourtant rapidement ce qu'elle entendait par là. Il n'avait pas essayé de cacher son tatouage. Il n'en voyait pas l'intérêt avec Heidi. Il avait toujours été proche de sa cousine, même si pendant quelques années ils avaient perdu contant. Et puis c'était étouffant de toujours devoir faire attention à ce qu'il portait. Il avait eu énormément de mal pendant l'été. Si sa mère apercevait le serpent tatoué sur son bras, elle risquait d'avoir une crise cardiaque. Par contre, Emmerich ne savait pas trop quelle réaction attendre de la part de son père à ce sujet. Il ne l'imaginait clairement pas sauter de joie ou accepter ce choix, mais il ne savait pas s'il serait déçu, en colère, ou les deux. Tout était possible avec Mr Williams.

"- Ah ça", Souffla-t-il en récupérant le joint entre ses doigts après avoir reposé son téléphone à côté de lui. Il tira une taffe, prenant le temps d'expirer la fumée avant de répondre.

"- Je te rassure, rien à voir avec le fait que je sois un Serpent."

Il ne regrettait pas sa décision d'intégrer ce groupe. Il avait l'impression d'avoir une vraie famille, même si certains l'avaient soupçonné de venir dans l'idée de les espionner pour le compte de son père. Il avait du prouver à maintes reprises sa loyauté aux Serpents. Son père n'avait rien à voir avec les guerres de gangs, ou du moins il l'espérait. Il lui reprochait assez de choses comme ça pour ne pas avoir à rajouter un problème de plus à sa liste.

"- Je comptais t'en parler", Avoua-t-il, "mais je me suis dis que ça pouvait attendre un peu. Surtout que je me voyais mal l'annoncer comme ça alors que je cache la vérité à mes parents. Idem pour le fait que je sois gay."

Quitte à balancer les vérités, autant tout faire d'un coup. Il ne ressentait pas le besoin de cacher ça à sa cousine. Il avait confiance en elle pour ne pas le détester pour si peu ou pour ne pas aller tout rapporter à ses parents. Il avait bien besoin d'une alliée dans cette grande maison. Il se sentait tellement différent de ses parents, comme s'il n'avait pas atterri dans la bonne famille, même s'il les aimait. Il ne pouvait pas les détester, bien qu'il avait de plus en plus de mal avec son père, surtout là après avoir appris qu'il lui cachait quelque chose d'important.
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#Mer 7 Nov - 0:30Message
Je peux entrer ?
Je l’écoute parler en prenant une bouffée d’air du dehors. Cet air nocturne est froid et mordant, comme un rappel de l’hostilité tacite du monde extérieur. J’ai beau dire, heureusement qu’il est là, mon Emmerich, sinon je ne sais ce que je ferais de ma vie. Je n’ose même plus sortir toute seule lorsque le jour se couche. Ça me fait mal rien que d’y penser, et j’ai déjà beaucoup de mal à assumer que ce jour a réduit ma vie en miettes, alors le fait qu’il ne me pose pas de questions veut dire beaucoup pour moi. Réflexion faite, je ne sais même pas s’il est au courant de ce qu’il m’est arrivé, il faut dire aussi que je ne parle que très peu de moi et de mes problèmes.

Il change de chanson, aussi. C’est pas trop tôt, j’ai l’impression qu’il écoutait la même en boucle depuis des semaines. Écouter une chanson en boucle, c’est comme porter tous les jours le même t-shirt, on fini forcément par le délaver, et ça sent la transpiration. Pas ma meilleure métaphore, je l’admet, mais à cette heure-ci suis-je capable de mieux ?

Pour le coup, je ne m’attendais pas à obtenir de tels aveux ce soir, moi qui voulait simplement le taquiner. Pour les serpents, j’avais deviné, mais je n’aurais pas parié sur le fait qu’il soit gay. Bon, c’est vrai que je ne l’ai jamais entendu parler d’une fille qui lui plaisait ni même vu essayer de flirter avec une demoiselle, mais ça ne m’avait pas non plus frappé. Je prend alors un air grave et soupire longuement. Avant de lui répondre, je lui reprend le joint pour tirer à mon tour dessus en regardant à nouveau vers l’extérieur. Et je le regarde à nouveau, cette fois-ci avec peut-être de l’espièglerie dans les yeux.

« Alors comme ça, Emmy Williams n’aime pas les filles ? »

Je rigole doucement en voyant son expression; bien sûr je le taquine, parce que très honnêtement, je me fiche de ses penchants et de ses goûts en matière d’amants, tant qu’il n’agit pas différemment maintenant que je le sais. C’est ce que j’aimerais qu’il comprenne par ce que j’ai dit, ça ne change pas notre relation et comment elle fonctionne pour moi. Je crois qu’on a tous les deux besoin de stabilité et de quelqu’un à qui se rattacher quand tout commence à partir en lambeaux. C’est comme ça que je vois les choses ; certes c’est cliché mais c’est comme ça, c’est mon seul vrai ami. C’est Em’ et Heidi contre le monde.

Je marque une pause.

« Tu sais, je suis pas tes parents, tu peux me dire des choses. Et surtout, sache que je le vois quand tu essaies de cacher des trucs, on passe assez de temps ensemble pour que je comprenne quand quelque chose va pas. »

A ma grande surprise, j’ai pris un ton très doux pour lui dire ça, mais ce n’est pas plus mal. Je lui caresse brièvement l’avant-bras pour qu’il comprenne que je suis très sérieuse ; Dieu sait que je ne suis pas tactile, alors j’espère qu’il saisit l’ampleur du geste.

Et puis, je suis assez mal placée pour juger de son orientation, moi qui suis aussi perdue qu’une bouteille dans l’océan quant à ma sexualité. Ça non plus, il ne le sait pas, mais ce n’est pas de moi qu’on parle, et là aussi j’ai du mal à me l’avouer à moi même, alors si c’est pour le dire à haute voix et sérieusement, je ne suis clairement pas prête pour ça. En attendant de l’être, tout va bien.

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#Sam 10 Nov - 16:40Message

Ne pas aimer les filles ? Oui et non. Il ne les aimait pas sexuellement parlant. Il appréciait leur compagnie, sauf qu'elles se mettaient en tête de le draguer. Généralement, il ne faisait pas gaffe sauf quand elles devenaient un peu trop entreprenantes, notamment en soirée. L'alcool aidant, elles se sentaient plus sûres d'elles pour essayer de lui faire tourner la tête. Malheureusement, autant dire que ça marchait jamais. Il avait encore en tête, le jour où une des filles du groupe l'avait appelé et au moment où il s'était tourné vers elle, elle l'avait embrassé. Il ne l'avait pas vu venir ! Il était resté abasourdi sur le coup mais il l'avait rapidement repoussé, se prenant une gifle au passage. Quelle soirée...

Heureusement cette vérité ne sembla rien changer dans la relation avec sa cousine. Elle n'avait pas grimacé, ni essayé de s'éloigner. Il ne la pensait pas comme ça mais il n'avait pas été sûr à 100% que ça se passerait vraiment bien. Ils ne s'étaient pas vus depuis un moment après tout. Mais maintenant que la confession était passée, Emmerich se sentait mieux. Il n'aurait pas à essayer de justifier le fait qu'il repoussait toutes les filles, qu'il ne réagissait pas aux commentaires de ses potes ou qu'il matait les mecs. Il ne pouvait pas contrôler tous ses gestes en permanence, c'était épuisant.

"- Et non, chère cousine, la gente féminine ne me fait aucun effet ! Mais si t'as besoin de conseils sur les garçons, ma porte est ouverte !", Lança-t-il amusé. Il n'était clairement pas le genre de personnes qu'il fallait consulter pour des problèmes de coeur ou de relations. Il était nul pour ça. Il ne gardait jamais ses copains, pour de nombreuses raisons, même si l'une d'entre elles concernait le fait qu'il cache sa sexualité aux yeux du monde. Il n'osait pas imaginer ce que ses parents pourraient en penser. Surtout que pour couronner le tout, il était devenu un Serpent. Il avait cumulé deux points qui risquaient de lui attirer les foudres de son père et de sa mère.

Mais la suite le surprit vraiment, surtout lorsque sa cousine se pencha pour lui toucher l'avant-bras. Si lui était quelqu'un de tactile, Heidi ne l'était pas à sa connaissance. Il avait toujours respecté ça et ne l'avait jamais forcée à accepter des câlins ou accolades si elle ne le voulait pas. Alors si elle faisait ça, c'était qu'elle était vraiment sérieuse dans ses paroles. Emmerich lui adressa un sourire, plus doux qu'avant, il était touché par ses dires. Il avait besoin d'une alliée dans ce monde et sa cousine serait la personne parfaite. Il l'avait toujours sû au fond de lui.

"- T'en fais pas, je sais que je peux compter sur toi. Et je n'ai pas vraiment envie de te cacher quoi que ce soit."

En disant ça, Emmerich repensa à ce qui l'empêchait de dormir. Devait-il en parler maintenant ? Lui-même était un peu perdu face à ça et il n'était pas sûr d'arriver à en parler tout de suite. Il ne se voyait pas le cacher indéfiniment à sa cousine. Il aurait probablement besoin de l'aide d'Heidi pour découvrir l'identité de son fameux frère et pour le retrouver. Mais ce soir, il estimait avoir confié assez de trucs sur lui.

"- Et toi, tu sais que tu peux me parler de tout, surtout ce soir. Je suis pas prêt d'aller dormir !"
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#Dim 11 Nov - 1:37Message
Je peux entrer ?
Mais si t'as besoin de conseils sur les garçons, ma porte est ouverte !

Cette phrase résonne étrangement dans mon esprit. Em’ vient de m’avouer qu’il est gay, et au final j’ai l’impression que ça a déclenché chez moi une sorte de remise en question que je ne contrôle pas. C’est vrai que je me pose des questions, mais est-ce suffisant pour lui en parler ? Je suis déjà sortie avec un mec, une fois, ça a duré une semaine avant que je ne m’aperçoive que je perdais mon temps avec lui ; une erreur de jugement qui j’espère ne se reproduira plus. Enfin, tout ça pour dire que je n’ai que très peu d’expérience, et que je ne sais pas ce que c'est que de réellement « aimer » quelqu’un, si tenté que j’en sois capable.
Mais ce qui me trouble, c’est que je n’ai pas l’impression de ressentir cette attirance plus prononcée pour un genre ou un autre, je fini même par me demander si je suis capable d’éprouver l’amour que tout le monde semble tant chérir et qui pourtant nous reste abstrait et indescriptible depuis l’aube des temps. Sans parler de l’étendue du champ des possibles en termes de relations, j’apprends en grandissant l’existence de certaines choses ou pratiques que l’on cache aux enfants pour tenter de préserver leur innocence le plus longtemps possible, mais ma curiosité me pousse à désirer des choses que je ne veux pas assumer.
Tant de questions pour si peu de réponses ; je lui répond par un court sourire en coin un peu crispé, témoin du cycle de mes pensées. J’espère simplement qu’il ne s’inquiétera pas de ce rictus en demi teinte.

En revanche, il me dit savoir qu’il peut compter sur moi, et c’est un réel plaisir de l’entendre. C’est un peu une fierté, et un gage de la confiance qu’il a en moi que de l’entendre dire. C’est rassurant, et touchant. Rassurant parce que j’ai aussi une réelle confiance en lui, dont il est le détenteur exclusif, et j’apprécie pouvoir lui enlever cette épine du pied à lui aussi ; touchant parce qu’il ne me l’avait jamais dit avant. Ça peut paraître bête, et ça l’est sûrement, mais venant d’une personne qu’on affectionne particulièrement, de simples mots peuvent avoir l’effet d’un coup de poing dans le ventre, d’un bouchée de cheesecake et de la chaleur d’un pull en laine deux fois trop grand en même temps. Drôle de mélange, mais foutrement efficace pour décoller une larmiche coincée au coin des yeux. Mon air songeur se changea en sourire sincère, et, j’espère, chaleureux. Or, celui-ci non plus ne restera pas d’actualité bien longtemps, au vu de sa prochaine phrase.

Et toi, tu sais que tu peux me parler de tout, surtout ce soir.

A ses mots, mon cœur sauta un battement, et mon expression passa de la tendresse à l’angoisse en l’espace d’une poignée de secondes. J’ai beaucoup de secrets, certains que je conserve seulement pour me donner un air mystérieux, d’autres le sont parce qu’ils ne concernent que moi et mon intimité, mais j’en ai un qui ne rentre dans aucune de ses deux catégories. Celui-là me hante depuis des mois sans que je réussisse à m’en soulager. Peut-être est-il temps ? Je fini par tourner la tête pour que mon cousin ne me voit pas grimacer à cause du dilemme que je m’impose.

Je regarde dans le vide dehors pendant un bref moment qui me parût pourtant une éternité et pris une grande inspiration. Je retourne la tête vers lui, sans un mot, et en évitant à tout prix son regard. Mon cœur bat de plus en plus vite et ma gorge se serre tandis que je soulève lentement ma chemise de nuit, jusqu’à dévoiler mes hanches. La cicatrice est toujours là, je ne peux pas me résoudre à la regarder sans qu’elle me fasse revivre encore cette soirée qui me traumatise encore et encore.

Ce soir là je me suis vue mourir, et depuis, à chaque fois que je suis seule j’ai cette sensation qui revient comme on revient toujours sur le lieu de son crime. J’ose chercher le regard d’Emmerich, au bord des larmes. J’aurais tant aimé que ce soit facile de me confier, mais le dire à haute voix va être une torture, et maintenant qu’il a vu ça, il doit avoir beaucoup de questions.

« Je.. C’est.. »

Impossible de formuler ne serait-ce qu’un embryon de phrase tellement ma gorge est nouée et ma respiration saccadée. Mes yeux me brûlent mais je veux à tout prix retenir mes larmes et rester digne devant lui qui l’est tant. En entrant je pensais passer un peu de bon temps avec mon cousin, et me voilà pathétique devant lui, à livrer mon secret le plus douloureux.

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#Dim 11 Nov - 15:19Message

Le rictus de sa cousine ne le perturba pas des masses. Il s'était lui-même mis en tête qu'il devait être la dernière personne à consulter pour des questions d'amour et de drague. Il n'avait pas vraiment de mal pour se trouver des amants d'un soir, c'était même assez facile, par contre pour ce qui était de garder un copain, c'était une autre paire de manches. Sa plus longue relation avait duré deux mois. Mais au final, il n'avait pas autant profité qu'il ne l'aurait pensé. Les deux avaient décidé de sa cacher aux yeux du monde, préférant profiter dans l'ombre. Alors forcément ils ne se voyaient pas autant qu'un couple lambda et au final ce secret avait fini par peser plus lourd qu'ils ne l'auraient pensé. C'était en partie pour ça qu'ils avaient fini par rompre. Depuis, Emmerich avait repris son petit jeu, préférant les relations éphémères à la recherche de stabilité. Pourtant au fond, il n'était pas contre. C'était juste plus simple dans son cas pour garder ses secrets à l'abri.

Heureusement ce n'était pas ce soir où il allait s'inquiéter pour ça. Il avait dévoilé quelques secrets à sa cousine et elle les avait accepté, tout en sachant qu'elle les garderait précieusement. Il avait entièrement confiance en elle. Et même si le joint -qui diminuait à vue d'oeil entre ses doigts- l'aidait à bien se détendre, il savait qu'il n'avait rien à craindre avec Heidi. C'était aussi pour ça qu'il avait décidé de poursuivre la discussion. Il avait envie de montrer qu'elle pouvait partager ses fardeaux avec lui. Il était là pour elle. Par contre, en faisant ça, il ne s'attendait pas à la suite. Il ne pensait pas qu'elle cachait un secret si lourd. Mais le monde était tordu. Il n'y avait qu'à voir les homophobes qui venaient à la sortie des boîtes et des bars pour leur casser la figure. Combien de fois Emmerich s'était retrouvé avec un oeil au beurre noire, une lèvre explosée ou même une côte fracturée ? Les cicatrices ne restaient mais la douleur était encrée en lui pour longtemps. Il n'oubliait rarement les insultes qui étaient aussi tout aussi douloureuses car il imaginait toujours ses proches réagirent de la même façon. Il s'en foutait de ne plus être riche, tout ce qu'il désirait c'était de ne jamais finir seul. Il ne supporterait pas d'être complètement isolé, repoussé.

Attendant la réponse de sa cousine, Emmerich continua de fumer tranquillement. Si elle ne voulait rien lui confier tout de suite, elle en avait le droit. Il y avait des choses qui n'étaient faciles à avouer. Il le savait, même s'il ne se doutait pas une seconde du poids qui lui écrasait les épaules. Elle semblait si forte, si courageuse, comme si rien ne pouvait l'arrêter ! Mais tout héros pouvait avoir des faiblesses, c'était humain simplement. Et c'était souvent même les plus forts qui avaient connu les pires difficultés.

C'est au moment où son regard aperçut le visage d'Heidi qu'Emmerich comprit qu'il avait remué le couteau dans la plaie sans le vouloir. Il avait toujours été très maladroit, et il s'était toujours demandé de qui il avait hérité ça vu que ses parents étaient toujours très sûrs d'eux et savaient jouer des relations pour avancer dans la vie. À côté, le blond avait toujours peur de faire des gaffes quand il rencontrait des personnes de leur entourage. C'était peut-être parce qu'il ne se sentait pas à sa place dans ce monde de riches, mais en vrai, il était tout autant maladroit avec le reste du monde. Et la preuve, il venait de remémorer de très mauvais souvenirs à sa cousine en posant une question qui aurait du être innocente.

"- Heidi", Souffla-t-il en se redressant alors qu'il écrasait la fin du joint sur le rebord de la fenêtre, prêt à lui dire qu'elle n'avait pas à se forcer. Mais il s'arrêta dans son élan en voyant la jeune fille soulever sa chemise de nuit. Ouh la la ! Il n'eut pas le temps de se penser quoi que ce soit que son regard tomba rapidement sur la cicatrice qui ornait la hanche de sa cousine. Son coeur manqua un battement alors qu'il comprenait pourquoi elle était soudainement dans cet état. Vu la trace laissée, l'histoire qui l'accompagnait ne devait pas être joyeuse. Même lui, qui avait subi des violences et des agressions, n'avait jamais emporté de telle cicatrice avec lui.

Même si sur le coup les mots ne franchirent pas la barrière de ses lèvres, Emmerich attrapa les mains de sa cousine, l'obligea à lâcher sa chemise de nuit et planta son regard dans le sien. Il secoua la tête comme pour lui dire qu'elle n'avait pas à se forcer à parler. Il comprenait. Il avait beau avoir des tonnes de questions sur cette cicatrice et sur la personne qui l'avait causée, il refusait de rendre Heidi malade en se rappelant un peu plus cette histoire -ou plutôt ce cauchemar. Elle semblait déjà bien ébranlée par tout ça, il ne pouvait pas en rajouter une couche supplémentaire. Il était maladroit mais pas sadique. Elle lui parlerait quand elle en aurait l'envie et le courage. En attendant, il ne dirait rien et bouillonnerait en silence en imaginant le connard qui avait osé faire du mal à sa cousine ! Si jamais il le croisait, il lui ferait vivement regretter d'avoir fait ça. Oui, Emmerich était du genre à éviter les bagarres mais il y avait des moments où il ne pouvait pas supporter de rester sagement assis à faire comme si de rien n'était.

"- Tu n'as pas à te forcer, ok ?", Murmura-t-il calmement malgré tout ce qui se bousculait dans sa tête, "Prends ton temps."

Emmerich marqua une pause, esquissant un léger sourire. Il essayait de mesurer ses paroles, pensant qu'il allait quand même faire une gaffe. Il était le pro pour ça.

"- Mais j'apprécie l'effort que tu fais pour m'en parler. Je n'arrive pas à imaginer à quel point ça doit être dur pour toi. Mais la prochaine fois que quelqu'un essaye de te toucher, je lui refais le portrait !"

Avec cette dernière phrase, n'importe qui pouvait comprendre qu'Emmerich ne plaisait pas. Sa famille, ses amis, c'était précieux et personne n'avait le droit de leur faire du mal. Il n'en donnait peut-être pas l'air mais à force de se battre, il avait appris quelques coups qui faisaient mal et il savait autant encaisser que donner. Alors il fallait se méfier de lui quand il était en colère.
(c) Lil's



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L'Enfant Sauvage

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#Dim 11 Nov - 17:00Message
Je peux entrer ?
Les mots d’Emmerich se voulaient rassurants et protecteurs, mais quand j’ai croisé son regard, j’y ai vu tout autre chose.

Mes mains, qu’ai-je fait de mes mains ? Elle ne sont plus là où je les ai laissées. C’est lui qui les a prises ? Trop de sensations se mélangent et s’entremêlent, c’en est trop pour mon cerveau. J’ai l’impression de ne plus être maîtresse de mon propre corps. C’est comme si le temps se dilatait en me laissant incapable de faire autre chose que subir les assauts de mes sens. Mes jambes sont raides et flageolantes, comme prêtes à céder à la moindre perturbation ; mes bras sont faibles et ne semblent pas me répondre ; mon cœur tambourine comme s’il voulait s’échapper de la prison qu’est mon corps ; ma gorge est sèche et serrée, et même déglutir me demande un effort ; enfin ma tête est lourde et pèse sur mes épaules comme le fardeau de toute une terre.

Mais je sens ses mains. Dans cet océan de sensations, j’ai quelque chose, quelqu’un à qui me raccrocher. Je met toutes mes forces à me concentrer sur cette interface, jusqu’à obscurcir tout le reste. Je ne veux pas qu’il m’aide à porter ce fardeau, c’est bien trop lourd et il a déjà assez des siens. Ce que je veux, c’est qu’il soit la lumière qui restera quand tout deviendra trop sombre ; la bouée à laquelle m’agripper corps et âme quand je perdrai la surface de vue. Et si tout ça n’est pas possible, je voudrais qu’on s’éteigne et coule ensemble pour ne pas faire face à nos démons tout seuls.

Quand nos regards se sont rencontrés, ce que j’ai senti, c’était toute la rage et la frustration que ce qu’il venait d’apprendre provoquait chez lui. Je peux comprendre ça, moi aussi je suis en colère, mais ça m’est encore plus insupportable de savoir que je pourrais entraîner mon cousin dans cet abyme de noirceur et de ressentiment. Si je retire quelque chose de cette cicatrice, c’est bel est bien un rappel permanent d’à quel point la vie est courte, et de la futilité de tels sentiments.
Me venger ne ferait que ruiner mes espoirs d’une vie heureuse, et si la haine n’engendre que la haine, je préfère prendre sur moi pour ne pas qu’elle atteigne ceux qui peuvent avoir cette vie dont je rêve.

Tout de même, il réussi à me calmer avec ses paroles. J’arrive tant bien que mal à réprimer quelques sanglots et malgré ma respiration saccadée, je formule enfin quelques mots.

« Em’, je t’en prie, n’en parle à personne. »

Je saisi enfin ses mains à mon tour.

« Je veux laisser ça derrière moi, en Allemagne, et oublier. Je ne veux plus y penser. »

J’espère qu’il aura saisi dans mes yeux toute l’importance que ça a pour moi que cela reste entre nous.

Je prend une grande inspiration, me remettant doucement de mes émotions, et tente de m’asseoir, adossée au mur de sa fenêtre. Je n’ai pas envie de lâcher ses mains pour le moment, elles m’apaisent.

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